Son handshake envoie les certificats en clair, négocie l’échange de clés via le nom de la suite de chiffrement et, en mode RSA statique, n’offre aucune confidentialité persistante. Une configuration sûre repose sur ECDHE (ou DHE) avec des suites AEAD, le secret maître étendu (extended master secret, RFC 7627), renegotiation_info et des signatures SHA-256 ou plus robustes, comme le recommande la RFC 9325. La RFC 9846 (juillet 2026) rend obsolète la RFC 5246 et fixe de nouvelles exigences pour les implémentations de TLS 1.2.
Les attaques menées au fil des années ont visé ses fonctionnalités facultatives ou héritées : BEAST et Lucky Thirteen (CBC), les biais de RC4, l’attaque triple handshake (corrigée par le secret maître étendu), Logjam et FREAK (clés de force export), ROBOT (transport de clé RSA) et SWEET32 (chiffrements par bloc de 64 bits). Aucune ne casse une connexion TLS 1.2 limitée à ECDHE et AEAD.
Si vous devez garder TLS 1.2 activé pour d’anciens clients, faites-le en parallèle de 1.3 ; l’échange de clés hybride post-quantique n’existe qu’en TLS 1.3, si bien que les connexions qui se replient sur 1.2 restent classiques.